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Le décret tertiaire, aussi appelé dispositif Éco Énergie Tertiaire, impose aux bâtiments de plus de 1 000 m² une réduction drastique de leur consommation énergétique. Avec l’échéance 2030 qui approche et les nouvelles obligations 2025, il est urgent d’agir. Cette checklist actionnable vous permet de vérifier votre conformité, d’anticiper les risques et de structurer un plan d’actions efficace, tout en intégrant les enjeux d’immobilier durable, de QVT, d’expérience employé et de performance dans l’immobilier tertiaire.
Avant de passer à la checklist, rappelons le cadre réglementaire et les obligations qui s’imposent aux acteurs du tertiaire.
Le décret tertiaire est une obligation réglementaire issue de la loi ELAN (2018), entrée en vigueur le 1er octobre 2019. Son objectif : réduire la consommation d’énergie finale des bâtiments tertiaires de 60 % d’ici 2050. Il est également appelé dispositif Éco Énergie Tertiaire ou DEET. Il s’inscrit dans la stratégie nationale bas‑carbone (SNBC) et constitue un pilier de la transition énergétique du parc tertiaire français.
Sont concernés :
Sont exclus : lieux de culte, constructions provisoires, bâtiments de défense/sécurité.
Trois paliers obligatoires :
Deux méthodes de calcul :
Les acteurs peuvent choisir la méthode la plus favorable.
Voici les étapes indispensables pour vérifier votre conformité et structurer votre trajectoire énergétique.
OPERAT est la plateforme de l’ADEME dédiée au suivi du dispositif Éco Énergie Tertiaire. Elle permet de :
Accès gratuit, création de compte obligatoire.
L’audit énergétique est la première étape indispensable.
Objectifs :
Il peut être réalisé en interne ou par un bureau d’études certifié.
Le plan d’actions doit intégrer :
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Les stratégies d’hospitality management et d’amélioration de l’expérience employé deviennent des leviers de performance énergétique : un bâtiment mieux utilisé, mieux occupé et mieux piloté consomme moins.
Plusieurs dispositifs existent :
CEE – Certificats d’Économies d’Énergie : dispositif phare de financement. Prise en charge partielle des travaux selon les économies générées. Concerne : isolation, chauffage, éclairage, GTB, etc.
Évolution 2025 : nouvelles fiches d’opérations standardisées. Anticiper car les règles changent régulièrement.
Fonds Chaleur : soutien aux projets intégrant la récupération ou production de chaleur renouvelable. Accompagnement ADEME pour les diagnostics et études. Programmes régionaux spécifiques selon les territoires.
La conformité au décret tertiaire est une obligation légale mais aussi une opportunité stratégique. En suivant cette checklist étape par étape, les entreprises peuvent transformer cette contrainte en levier de performance énergétique, de valorisation patrimoniale et d’amélioration du bien‑être au travail.
Dans un marché immobilier tertiaire en pleine mutation, les stratégies d’hospitality management, de service personnalisé en entreprise, de service de conciergerie d'entreprise et d’hospitality Management contribuent à renforcer l’attractivité des actifs et soutiennent la transition vers un immobilier durable. L’échéance 2030 approche : il est temps d’agir.
Votre entreprise est concernée si elle occupe ou exploite des bâtiments ou locaux à usage tertiaire dont la surface cumulée dépasse 1 000 m². Cela inclut bureaux, commerces, hôtellerie, santé, enseignement, logistique, etc. Propriétaires et locataires sont tous deux responsables de la conformité.
Les entreprises doivent réduire leurs consommations énergétiques selon les paliers réglementaires (-40 % en 2030, -50 % en 2040, -60 % en 2050), déclarer leurs données sur OPERAT chaque année et mettre en œuvre un plan d’actions pour atteindre les objectifs. La conformité implique audit, suivi, travaux et pilotage énergétique.
La conformité se calcule soit par la méthode relative (comparaison avec une année de référence entre 2010 et 2019), soit par la méthode absolue (atteinte d’un seuil en kWh/m²/an selon la typologie du bâtiment). OPERAT fournit une trajectoire et un score de performance permettant de suivre l’avancement.
En cas de non‑conformité, l’entreprise peut recevoir une mise en demeure du préfet, puis être inscrite sur le site de l’État dans une logique de “name and shame”. Cette publication peut impacter l’image, les appels d’offres, la RSE et la valorisation immobilière des actifs concernés.
Les consommations de l’année N doivent être déclarées avant le 30 septembre de l’année N+1. Par exemple, les données 2024 doivent être déposées avant le 30 septembre 2025. Ce calendrier conditionne le suivi de la trajectoire énergétique et la conformité réglementaire.